Introduction

La lecture est un de mes loisirs préféré, et afin de le partager, d' abord avec ma fille, puis pourquoi pas avec vous, j' ai crée "Les lectures de Joëlle".
Mais j' aime aussi aller au cinéma (trop peu à mon goût), au théâtre (si rare!).
J'aime faire avec mon mari de grandes promenades dans la nature mais aussi visiter les villes.
Découvrir les musées, et au rythme de nos pas les rues, les façades des maisons et leur histoire, l' histoire des gens qui y vécurent et parfois y vivent encore.
Et comme j' aime aussi écrire... Je viendrai ici partager mes émotions, mes "échappées" du quotidien avec vous.

dimanche 7 juin 2026

La bataille de Gaulle - L' âge de fer

Un film d' Antonin Baudry

Synopsis

Juin 1940. La France s'effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s'échappe vers Londres pour sauver ce qu'il reste d'un rêve : la liberté. Sans armée, sans appui, sans espoir. Mais avec une folle conviction : la France, sa France, n'a pas déposé les armes. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de France n'est ni terminée, ni perdue. La réalité est têtue, et lui donne tort. Mais peu à peu se lèvent autour de lui en Angleterre, en France et en Afrique des résistants de l'ombre, des lycéens révoltés, des soldats déterminés. Leur foi, leur audace, leur rage de liberté défient l'Histoire qui semblait pourtant écrite d’avance.

Nous avons été séduits par cette fresque qui "s’attaque" au général De Gaulle.

Quelques soient nos opinions politiques futures, pendant cette période noire de notre histoire, De Gaulle a su trouver les mots pour rallier à lui un grand nombre de français, mais surtout, rester ferme face aux britaniques, à Churchill en particulier. Il n’y a rien de modeste chez cet homme, convaincu que sa patrie, son pays doit rester indépendant et se libérer de l’Allemagne nazi.

La distribution est magnifique. Chaque acteur joue parfaitement son rôle. Il n’y a pas de petits rôles…

Même si l’histoire est parfois « romancée », ce film reste un bel hommage à cette période qui fit des héros, (et des traitres aussi! ).

Distribution:

Simon Abkarian : Charles de Gaulle
Niels Schneider : le général Leclerc
Thierry Lhermitte : Henri Giraud
Karim Leklou : Blazej
Florian Lesieur : Fernand Bonnier de La Chapelle
Simon Russell Beale : Winston Churchill
Dan Kadosh : Gustavo Camerini
Benoît Magimel : Pierre Kœnig
Kacey Mottet-Klein : Geoffroy de Courcel
Félix Kysyl : Jean Moulin
François Göske : Klaus Barbie
Anamaria Vartolomei : Livia
Adèle Jayle : Yvonne de Gaulle
Loïc Corbery : René Pleven
Mathieu Kassovitz : François Darlan
Tom Mison : Anthony Eden
Campbell Scott : Franklin Delano Roosevelt
Grégoire Colin : Georges Thierry d'Argenlieu
Pablo Cobo : Colonel Passy
Anthony Calf : Edward Spears
Pip Torrens : le général Montgomery
Maxime Bailleul : Muselier
Daniel Betts : Eisenhower
Chaïm Feroleto : Pierre, le frère de Livia
Stephen Campbell Moore : Macmillan
Noémie Schmidt : Susan Travers
Gabriel De La Fuente : Hustache
Alice de Lencquesaing : Suzanne Torrès
Pierre Aussedat : Georges Catroux
Janis Ahern : Florence Conrad
Joseph Fourez : Claude Hettier de Boislambert
Soufiane El Khalidy
Sami Ameziane

mardi 2 juin 2026

La Vénus électrique

Un film de Pierre Salvadori

Synopsis

Paris, 1928. Antoine Balestro, jeune peintre en vogue, n’arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand, son galeriste. Un soir d'ivresse, Antoine tente d’entrer en contact avec sa femme par l’intermédiaire d’une voyante. Sans le savoir, il parle en réalité avec Suzanne, une modeste foraine qui s’est glissée dans la roulotte pour y voler de la nourriture. Suzanne se révèle douée pour l’imposture et, rapidement secondée par Armand, elle enchaîne les fausses séances. Peu à peu, Antoine retrouve l'inspiration, mais pour Suzanne les choses se compliquent alors qu’elle tombe doucement amoureuse de l’homme qu’elle manipule...

Les années 20, ces années dites folles, le milieu de l’art, galeristes et artistes, mais aussi le milieu de la fête foraine, de ses numéros de magies, ses illusions et ses rêves féériques.
J’ai aimé ce monde. J’ai aimé les personnages, tantôt fragiles, tantôt forts. J’ai aimé Suzanne, parfois arnaqueuse, parfois tendre. J’ai aimé Antoine, décalé et amoureux. J’ai aimé Armand, plus fragile qu’il n’y parait. Irène, si jolie et si sûre d’elle.
Un film, qui je crois, a le succès qu’il mérite.

(Vu le vendredi le 29 mai 2026)

Distribution

Pio Marmaï : Antoine Balestro
Anaïs Demoustier : Suzanne
Gilles Lellouche : Armand
Vimala Pons : Irène
Gustave Kervern : Titus
Madeleine Baudot : Camille
Charline Cerri : Serveuse foire
Romain Lefebvre : Jean le machiniste
Patrice Tepasso, Fanny Carbonnel, Toma Robinot, Edwin Gillet

dimanche 17 mai 2026

L' abandon

Un film de Vincent Garenq

Synopsis

Ce film est présenté en hors-compétition au Festival de Cannes 2026.

Tout le monde connaît le nom de Samuel Paty, mais peu de gens connaissent réellement son histoire. Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, professeur d’Histoire-Géographie, est assassiné à la sortie de son collège. À la lumière des enquêtes et des procès, ce film revient sur ses onze derniers jours, et l’engrenage qui a conduit à sa mort tragique.

Nous sommes sortis sidérés de la salle de cinéma. Pas de fiction, une réalité brute, violente des dix jours qui précèdent l’assassinat de Samuel Paty.

Samuel Paty a respecté les règles, le matériel utilisé est choisi dans les bases de données dont se servent les enseignants pour étayer leurs cours.

Une gamine, plutôt mauvaise élève, absente ce jour là, va monter son père contre l’enseignant. Elle parle de racisme, d’exclusion. Son père rencontre un extrémiste, fiché S. La principale sentant le danger monter essaie d’agir mais elle n’a aucun soutient de l’académie, pas davantage de la police. Certains collègues se désolidarisent …

Une cabale sans précédant, une fatwa… et un enseignant « vendu » pour 350 euros partis en achat de bonbons.

Distribution

Le personnel du collège

Antoine Reinartz: Samuel Paty
Emmanuelle Bercot : Victoire Lanion, la principale
Mounira Barbouch: Malika, la principale adjointe
Marie-Sohna Condé: Firmine, la gardienne
Barbara Bolotner: Colette, la secrétaire
Alexandre Blazy Alain, professeur
Emmanuel Lemire : Bernard, professeur
Jean-Michel Lahmi : Guislain, professeur
Émilie Pierson : Véronique, professeure
Pascale Mariani: Isabelle, professeure

Les autres adultes

Nedjim Bouizzoul : Kader Saidi
Azize Kabouche: Tahar Amara
Éric Génovèse : le référent laïcité
François Pérache: le directeur académique adjoint
Mehdi Djaadi : un ami de Samuel Paty

Les élèves 

Emma Boumali: Bachira Saidi
Diamadoua Sissoko: Omar
Sarah Chebihi[: Alma
Esteban Hernandez Sanchez: Marwan
Jill Dogit-Bodros Sakina
Preston Nkounkou: Drissou
Ayoub Bakhakh : Bilal  
Camille Levy Brito-Mendes: Thomas

dimanche 26 avril 2026

Michael

Un film d' Antoine Fuqua

Synopsis 

"Michael" dresse le portrait cinématographique de la vie de l'un des artistes les plus influents de notre époque.

Le film raconte l'histoire de Michael Jackson au-delà de la musique, depuis la découverte d'un talent hors du commun en tant que leader des Jackson Five, jusqu'à l'artiste visionnaire dont l'ambition créative a alimenté une quête incessante pour devenir le plus grand artiste au monde.

Mettant en lumière sa vie hors scène et ses performances les plus emblématiques de ses débuts en solo, le film offre au public une place au premier rang pour découvrir Michael Jackson comme jamais auparavant. C'est ici que son histoire commence

Nous avons vu ce film format IMax, pas d’autre choix ce jour là pour ce film!. C’est la première fois que nous accédions à cette salle. Un surcoût bien sur, mais un écran grand format et un son exceptionnel.

J’ai passé un excellent moment . J’ai trouvé Jaafar Jackson excellent.
Dernier né d’une famille nombreuse, un père brutal, toxique qui exploite ses enfants.
Michael est un artiste complet. Il ne laisse rien au hasard et décide de tout.
Le film se termine au "Live de Wembley" en 1988.

Au delà de l’artiste, j’ai découvert un homme plutôt doux, qui utilise sa notoriété et son argent pour aider autour de lui. 

Distribution:

Jaafar Jackson : Michael Jackson 
Juliano Krue Valdi : Michael Jackson enfant 

Colman Domingo : Joe Jackson
Nia Long : Katherine Jackson

Miles Teller : John Branca 

Jamal R. Henderson : Jermaine Jackson 
Jayden Harville : Jermaine Jackson enfant

Tre Horton : Marlon Jackson
Jaylen Hunter Marlon Jackson enfant

Rhyan Hill : Tito Jackson
Judah Edwards : Tito Jackson enfant

Joseph David-Jones : Jackie Jackson
Nathaniel Logan McIntyre : Jackie Jackson enfant

Laura Harrier : Suzanne de Passe
Larenz Tate : Barry Gordy
Kat Graham : Diana Ross
Jessica Sula : La Toya Jackson
Kendrick Sampson : Quincy Jones
KeiLyn Durrel : Jones Bill Bray
Kevin Shinick : Dick Clark
Derek Luke J: ohnnie Cochran
Mike Myers : Walter Yetnikoff

mercredi 22 avril 2026

Juste une illusion

Un film d'Olivier Nakache et d' Eric Toledano

Synopsis

Nous sommes en 1985, Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère distant et des parents en conflit permanent. Alors qu’il n’est « déjà plus » un enfant et qu’il n’est « pas encore » un adulte nous allons partager ses questions et ses doutes sur l’identité, l’amitié, la famille, la religion, le désir et les premiers élans amoureux.

Une comédie sur cette période de l’enfance où l’espoir de changer le monde n’était pas “Juste une illusion…”

J’attends toujours avec beaucoup de fébrilité les sorties des films de nos deux compères, Toledano et Nakache. 

J’ai dans cette aventure l’âge des parents. J’ai retrouvé avec sans doute un peu de nostalgie cette époque pas si facile, où les femmes doivent encore prouver leur place… où les hommes, doivent partager la leur… Cette époque où la peur du chômage nous rendait vulnérables. 

L’adolescence n’a pas d’époque. J’ai aimé le couple Garrel-Cottin. Une relation saine. 

Un instant  magique : cette danse que Camille Cottin nous offre… et son mari qui la rejoint. 

Un très beau moment de cinéma.
Vu le 16 avril. 

Distribution : 

Louis Garrel : Yves Dayan  -- Camille Cottin : Sandrine Dayan 
Simon Boublil : Vincent Dayan  -- Alexis Rosenstiehl : Arnaud Dayan 
Pierre Lottin : Étienne Berger 
Jeanne Lamartine : Anne-Karine Duchesnais  -- Rony Kramer : Monsieur Abourmad 
Adèle Jayle : Madame Duchesnais  -- Giorgia Sinicorni : Madame bernini / Laure 
Augusto Fornari : Monsieur Bernini

samedi 4 avril 2026

Compostelle

Un film de Yann Samuell 

Librement inspiré par le livre "Marche et invente ta vie" de Bernard Ollivier, l’auteur évoque son programme de réinsertion par la marche grâce à son association Seuil. (60% de réussite)

Synopsis

Fred et Adam, un adolescent en rupture, ne se connaissent pas. Pourtant, grâce à une association, ils entreprennent ensemble le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle cherche à apaiser son passé, il tente de canaliser sa colère et son sentiment d’abandon. Au fil des kilomètres, entre affrontements et instants suspendus, un lien fragile se tisse. Face aux épreuves du chemin, chacun découvre en lui une force insoupçonnée.

J’aime les « road movies » (j’aime aussi ce que j’appelle les « romans route »). Ils permettent aux personnages des rencontres atypiques, généreuses ou parfois risquées.

C’est donc deux êtres fragilisés par leur vie. Fred, une enseignante qui s’est laissée submergée et a donné une gifle à un élève. Et Adam, un jeune homme qui commet des délits juste pour attirer l’attention, pour revoir sa mère…

Un joli film, de belles rencontres.
C'est un film qui fait du bien, qui donne de l'espoir.

Un moment magique quand au couvent, Adam rappe sur l’Avé Maria:

« Le personnage d’Adam chante à deux reprises dans le film, notamment un Ave Maria qui a été écrit par le compositeur du film, Romeo Lowercase. Ce dernier a coaché Julien Le Berre pour ce passage et c’est bien le comédien qui chante et en prise directe sur le tournage. » (source Allociné)

Le film est présenté par Philippe Cabrol, passionné de cinéma.

Distribution :

Alexandra Lamy, Julien Le Berre, Mélanie Doutey, Eric Métayer,
Cyril Gueï, Malik Amraoui, Maëlle Vidou

samedi 28 mars 2026

Ceux qui comptent

Un film de Jean-Baptiste Leonetti.

Synopsis

Rose et Jean n’ont rien en commun. Rose est une force de la nature qui affronte tous ses problèmes avec une désarmante joie de vivre. Elle campe avec ses 3 enfants à l’étage de l’hôtel de famille qui ne leur appartient plus, et non, ils ne sont pas pauvres, ils sont fauchés. C’est temporaire. Jean est un homme solitaire et taciturne qui a fini par enfouir son grand cœur sous des couches de pudeur et de résignation. Quand il arrive malgré lui dans cette famille hors norme, il va très vite devenir indispensable. Qu’attendaient-ils avant de se rencontrer ? Sans doute plus rien. Et pourtant, ensemble, tout va devenir possible.

Je reconnais que je n’ai pas choisi ce film, mon mari voulait le voir.
J’ai été séduite par cette amitié que Rose impose à Jean, avec tant de tendresse.
C’est une comédie, c’est une tragédie...

Kiberlain est touchante dans son rôle de «nouvelle pauvre». Elle est fantasque, cuisine des plats sophistiqués, rejette la mal bouffe et prône des produits sains et bios.
Lottin se nourrit de raviolis en boite, est solitaire et ne veut pas d’attache…

Deux mondes qui se rencontrent.
On sort du cinéma avec une douce tristesse.

Un très beau film !

Distribution:

Sandrine Kiberlain : Rose
Pierre Lottin : Jean
Louise Labèque : Tess
Alexis Rosenstiehl : Simon
Alma Ngoc : Emily
Melissa Izquierdo : Mme Medrano
Kevin Marvinio : Policier