Introduction

La lecture est un de mes loisirs préféré, et afin de le partager, d' abord avec ma fille, puis pourquoi pas avec vous, j' ai crée "Les lectures de Joëlle".
Mais j' aime aussi aller au cinéma (trop peu à mon goût), au théâtre (si rare!).
J'aime faire avec mon mari de grandes promenades dans la nature mais aussi visiter les villes.
Découvrir les musées, et au rythme de nos pas les rues, les façades des maisons et leur histoire, l' histoire des gens qui y vécurent et parfois y vivent encore.
Et comme j' aime aussi écrire... Je viendrai ici partager mes émotions, mes "échappées" du quotidien avec vous.

jeudi 29 mars 2018

Le collier rouge


Un film de Jean BECKER

Synopsis

Dans une petite ville, écrasée par la chaleur de l’été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d’une caserne déserte. Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit. Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère. Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes. Trois personnages et, au milieu d’eux, un chien, qui détient la clef du drame…

Pourquoi ce film

En septembre 2015 je découvrais le roman "Le collier rouge" de Jean-Christophe Rufin, un vrai bonheur de lecture! 
Je connaissais quelques films de Becker, je garde un délicieux souvenir de "Les enfants du marais".
Un scénario signé Becker (réalisateur) et Rufin (auteur), je ne pouvais qu'être tentée!
Le synopsis du film est aussi la quatrième de couverture du roman. 

Mon avis sur le film

Il y a déjà un moment que j'ai lu cet ouvrage mais j'ai retrouvé l'ambiance du roman. 
Le juge Lantier -François Cluzet- essaie de comprendre pourquoi Morlac -Nicolas Duvauchelle- a pu commettre lors de la cérémonie du 14 juillet 1919 un acte répréhensible. Après une blessure, Morlac  a reçu la légion d'honneur (le fameux collier rouge) pour son courage pendant la guerre. 
Il y a la jolie Valentine -Sophie Verbeeck- qui semble attendre, avec un enfant, son homme. Pourquoi Morlac semble l'ignorer?…Comment le juge va-t-il se comporter?…
Et il y a ce chien… ce chien fidèle, dans la cour de la prison, il aboie le jour, il aboie la nuit, au risque de s'épuiser… 
C'est avec beaucoup de pudeur que le réalisateur retrace les moments de vie de chaque personnage. Des suites de tableaux pour exprimer des instants de vie, de bonheur ou de malheur.  J'ai aimé l'atmosphère de ce film, ces retours vers la passé, pour essayer de comprendre ce présent si étrange, si absurde!
J'ai, nous avons passé un bon moment. 

dimanche 25 mars 2018

Birdy


Un film de Alan PARKER

Synopsis

Birdy et Al, deux amis inséparables, sont revenus du Vietnam cruellement marqués. Al est prêt à tout pour sauver Birdy qui poursuit un rêve fou…voler comme un oiseau !
Sorti en France le 22 mai 1985.
Grand prix du festival de Cannes.

Pourquoi ce choix

Pas de lecture en cours et urgente à finir! Alors pourquoi ne pas passer la soirée devant la télévision, se laisser porter par des images, par une musique, par une histoire. 

 Mon avis sur le film 

C'est étrange, avant d'écrire cet article, je me demandais si Birdy -Matthew Modine- avait un nom dans cette histoire, pas juste un surnom. Pourquoi cette interrogation?… Peut-être parce que -Nicolas Cage- le meilleur ami de Birdy jouait le rôle de Al Columbato.
Comment deux êtres aussi différents peuvent être amis? Comment une telle amitié peut passer l'adolescence? 
La guerre, quelle qu'elle soit jamais ne laisse un homme intact. Birdy, ce doux rêveur aime par dessus tout les oiseaux, il voudrait tant voler… Alors quand on le met "en cage" forcément il s'enferme dans le silence… et dans sa tête il est un oiseau, sans doute libre des contraintes. 
En lui racontant leurs souvenirs d'enfance, d'adolescence, Al va essayer de ramener dans notre monde  son ami.
La bande originale de ce film est l'album "Birdy" de Peter Gabriel.
Je connaissais l'histoire, j'avais déjà vu plusieurs fois ce film…et pourtant, j'ai encore été révoltée par le comportement du médecin, et encore une fois j'ai été surprise pas la fin! 

jeudi 15 mars 2018

La belle et la belle

Un film de Sophie FILLIÈRES

Synopsis

Margaux, 20 ans, fait la connaissance de Margaux, 45 ans : tout les unit, il s'avère qu'elles ne forment qu'une seule et même personne, à deux âges différents de leur vie…

Pourquoi ce choix

Il m'arrive parfois de me demander ce que penserai l'enfant, presque ado (celle de ma photo de communiante), puis la jeune adulte de ce que j'ai fait de ma vie. 
Que pourrais-je lui dire… Ai-je réalisé ses rêves, ai-je fait trop de compromis?
L'ai-je trahi ou au contraire suis-je aller plus loin que ses propres espérances!
J'aimerai la rencontrer, oui me rencontrer! 
Je lui expliquerai que la vie ne fait de cadeaux à personne, elle me dirai ce que j'ai oublié!

C'est pour ça, alors qu'aujourd'hui, 15 mars 2018, nous fêtions nos 43 ans de mariage, j'ai choisi ce film.

"C'est fabuleux la vie de retraités! On va manifester, puis on va au ciné" a ajouté mon mari.

Mon avis sur le film

Quand Margaux -Sandrine Kiberlain- rencontre Margaux -Agathe Bonitzer- elles ne se reconnaissent pas, elle ne se reconnait pas! 
Puis la magie opère et nos deux héroïnes se rendent compte qu'elles ne sont qu'une à différents moments de leur vie!
De laquelle Marc -Melvil Poupaud- est-il amoureux?
Et surtout pourquoi Margaux rencontre Margaux?
C'est un film tout en douceur. C'est drôle, émouvant. C'est tendre.
J'ai passé un excellent moment, partagé avec mon homme. 
Je souris toujours quand on sort d'une séance de cinéma et qu'il me dit "C'est un peu loin de la vraie vie quand même!" Mais lui aussi a apprécié!

vendredi 9 mars 2018

Lady Bird



Un film de Greta GERWIG

Synopsis
(À ma façon!)

Christine « Lady Bird » McPherson vit à Sacramento. C'est sa dernière année de lycée. C'est l' heure des choix, des inscriptions aux universités, des premières relations amoureuses…et des conflits avec sa mère.

Pourquoi ce choix

Le titre du film… !!!
J'ai tellement aimé en d'autres temps "Birdy"(1985) avec Matthew Modine et Nicolas Cage.
Et le superbe "Bird" (1988) de Clint Eastwood avec Forrest Whitaker dans le rôle de Charly Parker.
Rien à voir, mais le titre m'a influencée! 


Mon avis sûr le film

Je pensais voir un film déjanté, une héroïne —Saoirse Ronan — décalée, j'ai vu un film qui traite, avec délicatesse et sensibilité de la fin de l'adolescence.  
J'ai été sous le charme de cette jeune fille élevée dans un milieu catholique irlandais. Notre jeune Christine choisit de se faire appeler "Lady Bird", une façon comme une autre de se démarquer!
Conflits mères-filles — Laurie Metcalf— rencontres amoureuses, "trahisons"amicales, espoirs et expériences, vie au lycée, désir de changer de milieu… 
Des larmes (bon d'accord, en ce moment un rien m'émeut!), des sourires…un agréable moment de cinéma! 
On découvre Sacramento, jolie ville qui semble proche de la nature. 
Quatre-vingt-quinze minutes de bonheur, sans prétention!

jeudi 15 février 2018

Le retour du héros


Un film de  Laurent TIRARD

Synopsis 

Elisabeth est droite, sérieuse et honnête. Le capitaine Neuville est lâche, fourbe et sans scrupules. Elle le déteste. Il la méprise. Mais en faisant de lui un héros d'opérette, elle est devenue, malgré elle, responsable d'une imposture qui va très vite la dépasser…

Pourquoi le choix de ce film!

Une distribution excellente, le désir de revoir un film en costume, et bien sûr une promotion sans fausse note… 
Et ces souvenirs de "La folie des grandeurs", "Cartouche" … 

Mon avis sur le film!

Rien à dire sur les acteurs, tous sont excellents.
Jean Dujardin en capitaine Neuville et Mélanie Laurent en Elisabeth sont irréprochables.
J'ai beaucoup aimé Evelyne Buyle, succulente dans le rôle de Madame Beaugrand, j'ai trouvé savoureuse  Pauline -Noémie Merlant- Le choix des acteurs est parfait.
J'ai parfois souri, c'est vrai… ri aussi… Mais je n'ai pas été envoutée. 
Je n'ai pas trouvé le scénario à la hauteur des acteurs et des décors. 
Facile, sans surprise.
C'est du divertissement sans prétention… 1h30 de détente!

samedi 3 février 2018

Le maître de la scène - The greatest showman


Un film de Michael GRACEY.

Synopsis 

The Greatest Showman célèbre la naissance du show-business et l’émerveillement que l’on éprouve lorsque les rêves deviennent réalité. Inspirée par l’ambition et l’imagination de P.T Barnum, voici l’histoire d’un visionnaire parti de rien qui a créé un spectacle devenu un phénomène planétaire.

Mes souvenirs de cirques!
Lorsque le "Cirque" arrivait dans nos petites villes, à grand renfort de tambours et de parades, nous accourions. Le rêve! La fête! Ils étaient là avec leurs costumes bigarrés, leurs maquillages outranciers et tout leur talent.  Bien souvent une seule représentation, et ils reprenaient la route, nous laissant avec nos rêves  de gloire. 
Nous nous entrainions alors à quelques tours de magie, tous nous jonglions espérant que nos deux balles se transformeraient en —au moins— cinq quilles enflammées. Et je ne parle même pas de ceux, qui devenus clowns empruntaient chaussures et vestes à leur père…
Si comme moi, vous avez cette nostalgie des cirques d'antan, n'hésitez pas! Cette comédie musicale est faite pour vous!

Mon avis sur le film! "The greatest showman"
Je ne sais pas ce qu'il y a de vrai dans l'histoire que nous offre les scénaristes, Jenny Bicks et Bill Condon, mais finalement peu importe…Même romancée j'ai aimé cette histoire racontée en danses et en chansons! 
Deux enfants qui s'aiment, deux enfants de couches sociales différentes, deux enfants qu'on veut séparer… Devenus adultes, P.T. Barnum -Hugh Jackman- et Charity Barnum -Michelle Williams- se retrouvent et fondent une famille…
Des origines de Barnum, son sens du spectacle et surtout de la publicité, sa recherche de personnalités atypiques. Les rencontres qu'il fait, la mise en avant de particularité physique, l'acceptation de soi.
Une jolie comédie musicale, une romance, une belle distribution - Zac Efron- (Phillip Carlyle) -Rebecca Ferguson- ( Jenny Lind) -Zendaya- (Anne Wheeler), de la danse, des spectacles de cirques servis par une excellente musique.

D'autres films évoquant le même thème!
Il y a quelques années, j'étais une fervente téléspectatrice du "ciné club" de Claude-Jean Philippe, je garde le souvenir bouleversant d'un film surprenant de 1932 "La monstrueuse parade" de Tod Browning. Je n'ai pas non plus oublié "Eléphant man" de David Lynch. Dans un registre plus gai, c'est "Big Fish" de Tim Burton (mention spéciale!) qui reste sans doute plus proche de The Greatest showman.

lundi 29 janvier 2018

Festival de la biographie — Nîmes 2018


Nous avons choisi le dimanche 28 janvier pour aller à la rencontre de quelques auteurs. 

Je voulais rencontrer Yasmina Khakra. Je l'ai découvert en lisant "Qu'attendent les singes". J'avais préparé quelques souvenirs de mon séjour en Algérie, et en particulier de ma fascination pour le désert… Je pensais qu'il y aurait beaucoup de monde pour le voir, j'avais donc prévu d'être rapide, efficace comme je sais parfois l'être! Je voulais qu'il me dédicace "Ce que le mirage doit à l'oasis" où enfant du désert , il se raconte. Le livre est très beau, mais n'a pas de dédicace!
Trop tard, lorsque je suis arrivée il n'était plus là!

J'ai alors posé la question à son voisin de table, de chaise…
"—Il est parti et ne reviendra pas"
"—Dommage, je venais pour lui, je ne vous connais pas, je vais vous prendre un livre. Conseillez moi un de vos livres, séduisez-moi, …"
En fait, c'est ce que j'aime quand je rencontre un écrivain que je n'ai jamais lu… qu'il me parle de son roman!
J'ai donc fait la connaissance de Denis Cosnard auteur de deux livres:
"Dans la peau de Patrick Modiano" (2011)
et celui qu'il m'a proposé: "Frede", son dernier bébé.
Il me parle d'une reine de la nuit dont j'ignorais jusqu'à l'existence.
"Dans le Paris des années folles, Suzanne Baulé, fille d'une plumassière et d'un réserviste contraint de partir sur le front en août 1914, se métamorphose. Elle change de nom et se fait appeler Frede. Sa vie se confond avec la naissance de ces cabarets pour femmes où l'ambiguïté se porte à la boutonnière. À 20 ans, au Monocle, l'établissement de nuit du boulevard Edgar Quinet, elle met à ses pieds une déesse d'Hollywood : Marlène Dietrich. C'est le début d'une folle passion."

Dédicace faite, nous faisons le tour des tables, chaises vides ou auteurs très occupés…

Alors je remarque, toute petite et toute jolie avec ses 90 printemps, Frédérique Hébrard. L'auteur de cette "Demoiselle d'Avignon" que j'avais tant aimé …autrefois!
"Que me conseillez-vous… " "—Mon dernier," Elle était une fois …", vous y découvrirez ma vie, ma vie avec Louis Velle aussi. "
"—Pour moi, aujourd'hui c'est un peu Noël!"
Je ne suis pas sûre qu'elle ait entendu ma remarque. En tout cas, j'ai eu une très jolie dédicace!
Je ne me souvenais pas qu'elle était née à Nîmes, ni même si je le savais!

Trois livres et quelques auteurs plus tard, nous avons quitté ce lieu. Nîmes était sous le soleil! J'étais ravie!