Introduction

La lecture est un de mes loisirs préféré, et afin de le partager, d' abord avec ma fille, puis pourquoi pas avec vous, j' ai crée "Les lectures de Joëlle".
Mais j' aime aussi aller au cinéma (trop peu à mon goût), au théâtre (si rare!).
J'aime faire avec mon mari de grandes promenades dans la nature mais aussi visiter les villes.
Découvrir les musées, et au rythme de nos pas les rues, les façades des maisons et leur histoire, l' histoire des gens qui y vécurent et parfois y vivent encore.
Et comme j' aime aussi écrire... Je viendrai ici partager mes émotions, mes "échappées" du quotidien avec vous.

dimanche 30 août 2015

Parc ornithologique de Pont de Gau

Il faisait très chaud lorsque nous avons décidé d'aller voir les oiseaux.


Il y a, c'est vrai beaucoup de flamants roses, mais pas seulement. 
Alors quand Numéro un et Numéro trois se sont associés pour faire une "chasse au trésor", j' étais un peu perplexe.
  " — Pourquoi froisses-tu le plan?
     — Pour lui donner un air plus vieux, plus vieille carte au trésor!
     — Mais à courir si vite d'un numéro à l'autre, vous n'allez rien voir
     — T'inquiète Grand-mère, on va rien rater!"


Numéro deux a préféré prendre des photos (j'attend toujours que Lisa me fasse parvenir ses photos!), et numéro quatre ne pas trop s'éloigner des adultes.


Parfois, on tombe, on pleure, parce qu'on est pas tout à fait assez grand. Heureusement que les bisous de maman soignent tout!


Vous êtes fatigués, mais je crois que vous l'avez trouvé, votre trésor, celui de savoir vivre chaque instant en vous faisant plaisir .


Peut-être n'avez-vous pas vu quelques hérons,


 ni suffisamment observé les libellules, les lézards?


Qu'importe, la journée fut, certes chaude, mais tout de même agréable!
Et puis, il y a des chances que nous revenions un jour…ou l'autre!


mercredi 26 août 2015

Canoë-kayak


Nous avions décidé de faire découvrir le "canoë-kayak" sur le Gardon aux deux plus grands de nos petits-enfants, et d'avoir ainsi une autre vue du fameux pont.
Je crois que la chose la plus importante était de leur faire comprendre qu'en aucune façon nous faisions la course…Qu'il était inutile de choisir Pépé plus que Grand-mère! 
Lisa s'est embarquée avec Pépé, et je me retrouvais avec Théo. 


Nous nous sommes arrêtés pour manger sur l'herbe — non, sur les cailloux — avons mis les bouteilles d'eau dans le Gardon pour les rafraichir. 
"— Je me demande quand même ce qu'ils font sans nous?
  — Mais laisse-les vivre et profite de ta journée!
  — Oui, mais quand même…
  — Appelle donc ta maman, tu lui diras que tout va bien!"


Ne croyez pas que notre virée fut de tout repos. Alors que Pépé et Lisa voguaient au fil de l'eau, tranquilles et fiers d'eux et de leur parcours sans faute, Théo et moi avons vécu une belle aventure. Nous avons découvert des grottes préhistoriques, tapé la tête dans des feuilles de figuiers. Nous avons remonté le Gardon en nous retrouvant à contre-sens, provoqué des embouteillages, fait plein de connaissances…"Excusez-nous, je ne gère pas très bien"—"Pardon, pardon, on sait plus trop où on va"— "Attention Grand-mère on va s' échouer!" Non mon Théo on va pas, on s'est retrouvé sur le seul banc de cailloux qu'on devait éviter. Et autour de nous, des gens agréables, souriants, non, ils ne se moquaient pas…d'ailleurs faisaient-ils mieux?
Quelle merveille, quelle beauté. L'arrivée sous le pont du Gard! Une émotion intense! Le travail de l'homme et la nature en osmose! L'union magique!


 Nous avons rejoint notre lieu de rendez-vous.
"—Ho vous êtes déjà arrivés! on vous croyait derrière, alors on ne se pressait pas!"
(Ce n'est pas beau cette mauvaise foi devant des enfants!!!)

Pour l'anecdote ajoutons tout de même que mon cher et tendre époux a sauté trop tôt du canoë, et qu'à cet endroit là il y avait un gros trou!!! Tout mouillé mon champion!!!

jeudi 20 août 2015

Le joli mois de juillet


Il est enfin arrivé ce mois de juillet que nous attendions tant.
Ils sont arrivés, avec leurs parents et leur chien. Ils ont pris possession de leur chambre, puis peu à peu du bureau, puis aussi du salon et de la salle à manger… Mes coins lectures sont devenus un terrain de camping pour l'un, une salle de pâte à modeler et de lego pour l'autre. Le salon, un lieu de jeux électroniques et de télé-cinéma. Quand à la salle à manger, c'était le tripot, avec les jeux de sociétés et autres jeux de cartes. Je pensais ma chambre non exposée, elle est devenue un centre de radio diffusion…(Je croyais qu'elle ne fonctionnait pas cette vieille radio!!!).
Nous avons fait quelques belles sorties, je ferai les articles un peu plus tard.
Avec les deux grands, sortie Canoë-kayac, puis en famille, le  Parc Ornithologique du Pont De Gau,  la ferme aux crocodiles, le musée du bonbon, la fameuse  promenade sur le Tiki, nous sommes allés aux jeudis de Nîmes, nous avons aussi cassé des vagues avec Pépé à la plage, fait la fête à l'Espiguette, joué dans la jardin et sauté dans la piscine.


Nous avons vu au cinéma Vice-versa et Le petit prince.

Des rires, des cris, des chants, parfois des larmes, parfois des disputes, surtout de la bonne humeur…
Ils sont repartis… Mais nous n'étions pas trop tristes puisque nous allions nous revoir au Puy du fou le 15 août!

jeudi 30 juillet 2015

Le Petit Prince



Un film français d'animation réalisé par Mark OSBORNE d'après le livre d'Antoine de Saint-Exupéry.

Synopsis

C’est l’histoire d’une histoire.
C’est l’histoire d’une petite fille, intrépide et curieuse, qui vit dans un monde d’adultes.
C’est l’histoire d’un aviateur, excentrique et facétieux, qui n’a jamais vraiment grandi.
C’est l’histoire du Petit Prince qui va les réunir dans une aventure extraordinaire.


Une nouvelle sortie familiale pour ce film. 
Les avis sont très divers, Théo n'a pas accroché, Lisa et Justine ont aimé et pleuré (pas tout le temps!!), et Antony s'est ennuyé. Bien que tous publics, je crois qu'Antony était trop petit.

"Le petit prince" fait parti de ces romans que je lis et relis depuis des années, sans jamais me lasser, en trouvant toujours cette part de magie et de poésie que j'aime tant. Je pense que ma fille ressent la même chose. Nous avons parlé toutes les deux de cette adaptation et avons quasiment le même avis.
L'idée d'une rencontre entre une petite fille dont la vie est organisée uniquement pour réaliser des performances par une maman trop rigide et d'un vieil aviateur fantasque nous a plu. 
Moi, j'ai imaginé que l'aviateur était un Saint-Ex vieillissant, (André Dussolier, un plus!) rien à voir avec la réalité, notre auteur est mort bien trop jeune. Mais après tout, c'est l'adaptation d'un conte, et notre héros de l'aéropostale aurait peut-être était heureux de cette "vision".
Les dessins et l'histoire sont bien respectés. J'ai retrouvé ce petit prince de toute ma vie…. 

Nous avons assisté à une séance pour sourds et malentendants. Bien sûr nous avons aussi lu les textes. J'ai déploré des fautes plutôt surprenantes pour une adaptation de cette envergure… "Fées" pour "Faits" me parait inadmissible, et "Sir" pour "Sire" laisse à penser que le traducteur est pour le moins incompétent!

vendredi 17 juillet 2015

Vice-Versa



Un film de Pete DOCTER et Ronnie DEL CARMEN

Synopsis

Grandir n’est pas forcément de tout repos, surtout pour la petite Riley, 11 ans, qui se retrouve déracinée de son Midwest natal lorsque son père trouve un nouveau travail à San Francisco.
Comme nous tous, Riley est guidée par ses émotions : la Joie, la Peur, la Colère, le Dégoût et la Tristesse.
Les émotions de Riley vivent au Siège, le centre de contrôle à l’intérieur de son esprit, d’où ils la conseillent dans sa vie de tous les jours. Le Siège est en ébullition tandis que Riley et ses émotions peinent à s’adapter à leur nouvelle vie. Bien que la Joie, l’émotion principale et la plus importante pour Riley, tente que de voir le positif, les émotions se disputent sur la meilleure façon de gérer cette nouvelle ville, cette nouvelle maison, et cette nouvelle école.

Un film tout public que nous sommes allés voir en famille. Je crois ne pas avoir retrouvé mon âme d'enfant, puisque ce film, si je l'ai trouvé agréable, m'a tout de même laissée sur ma faim, un sentiment d'inachevé.
Mais chacun parle du film, avec ses mots, ses propres émotions.
Voici leurs avis.
Théo, 11ans: "J'ai trouvé le film bien. Il était rigolo. J'ai beaucoup aimé "Tristesse", sa voix aussi "(Marilou Berry).
Lisa, 9ans: "J'ai bien aimé . En fait, j'ai aimé la "Tristesse", c'était marrant. À un moment, ils essayent de rentrer au poste de contrôle, et "Tristesse" tombe par terre et elle refuse de continuer, alors "Joie" la traîne."
Justine, 6 ans: "J'ai pas trop aimé, j'ai tout aimé (à nous de choisir!!!) mais il y a des moments tristes. La colère ça a été très marrant."
Antony, pas tout à fait 4 ans: "J'ai pas aimé, c'est trop long."
Alexandre, le papa: "Moi, j'ai beaucoup aimé!"
Laurence, la maman (enseignante): "J'ai trouvé ce sujet très bien traité. C'est original de partir de ce qui se passe à l'intérieur de soi. J'ai trouvé que c'était bien adapté aux enfants. J'ai aimé."
Pierre, le grand-père: (se souviens du titre!!!) "Très bien. J'ai aimé la "Tristesse", j'ai aimé les sentiments de Riley et de ses parents."


Il semble que "Tristesse" ait fait l'unanimité"

dimanche 14 juin 2015

Café


Je me souviens de ces petits matins, où l'odeur du café venait de la cuisine et parfumait toute la maisonnée. Ce n'était pas si simple, autrefois que de faire un café.
Il fallait le moudre, à l'avance parfois, mais pas trop pour ne pas perdre l'arôme!
Il fallait allumer la cuisinière, faire chauffer l'eau, attention, pas bouillir juste frémissante. Puis verser l'eau, tout doucement d'abord, pour "faire gonfler le café".
Parfois "on" ajoutait un peu de chicorée, surtout pour donner une couleur plus foncée, mais je n'ai jamais aimé la chicorée!
Le café était un nectar, réservé aux adultes. Enfant, parfois on nous donnait un canard, ce sucre trempé dans le café chaud et qui était pour nous un bonbon, un petit pas vers le monde des grands!
On récupérait le marc, il avait différentes utilités. Le café fait pouvait être réchauffé, mais attention, en douceur, presque au bain-marie. Mais le must, c'était quand même le café frais, celui qui parfumait toute la maisonnée et nous réveillait, le coeur chaud.

J'ai un jour bu un café "du berger". Dans sa bergerie du Lubéron, Manu des sources recevait des hôtes et nous régalait d'un repas traditionnel de berger. Elle faisait un vrai show, nous prenant à partie, nous racontant des anecdotes, des histoires de bergers, sans ou avec bergères. Elle brulait du thym pour parfumer la viande qu'elle nous servait. Puis elle a pris un chaudron, a versé la poudre du café et a fait bouillir le tout. Une fois satisfaite de sa potion, elle a pris une braise et l'a jeté dans le chaudron en nous expliquant, "La braise va précipiter le marc au fond du chaudron" Ce n'est certes pas le meilleur café que j'ai bu, (servi à la louche!)mais il garde la saveur d'un agréable moment, la saveur d'un moment partagé avec les bergers du passé!

Puis elles sont arrivées, les cafetières électriques, grandes, petites, elles convenaient à toutes les familles, avec leur filtres jetables ou lavables… Le café du matin n'avait plus pour rituel que, si on était assez malin pour le préparer le soir, d'appuyer sur le bouton et regarder passer ce nectar qui allait nous réveiller.
Puis les voilà, ces fameuses dosettes, même les yeux fermés, les sens encore engourdis, vous l'aurez votre café, il vous secouera et vous donnera du peps pour une journée de labeur…

Mais voilà que vint aussi le temps de la retraite, et l'idée saugrenue de mon mari, de faire lui même ses dosettes… vider les capsules, percer les capsules, sécher les capsules, et enfin remplir les capsules… "Non, non, ce n'est pas à cause de mes capsules que la machine ne fonctionne plus!!!" et d'aller chercher celle qu'il avait lorsqu'il travaillait en déplacements… Et je n'ose même plus me faire un café, j'ai peur que la capsule explose… Il ne dit jamais rien mon homme, mais il éponge plus souvent qu'à son tour… quand la capsule refuse de fonctionner… J'ai suggéré que peut-être pour la fête des pères on pourrait trouver une cafetière duo… un coté "coulé", un côté "expresso"…mais pour l'instant… "Ha comme il est bon ce café, tu vois tout est dans le choix de la qualité du café"!

dimanche 31 mai 2015

Fête des mères




Lorsque ma soeur et moi.

Lorsque ma soeur et moi, dans les forêts profondes,
Nous avions déchiré nos pieds sur les cailloux,
En nous baisant au front tu nous appelais fous,
Après avoir maudit nos courses vagabondes.

Puis, comme un vent d’été confond les fraîches ondes
De deux petits ruisseaux sur un lit calme et doux,
Lorsque tu nous tenais tous deux sur tes genoux,
Tu mêlais en riant nos chevelures blondes.

Et pendant bien longtemps nous restions là blottis,
Heureux, et tu disais parfois : Ô chers petits.
Un jour vous serez grands, et moi je serai vieille !

Les jours se sont enfuis, d’un vol mystérieux,
Mais toujours la jeunesse éclatante et vermeille
Fleurit dans ton sourire et brille dans tes yeux.

Théodore de BANVILLE (1823-1891).


Ce texte, je l'ai appris lorsque j'étais en CM2, dans la classe de Madame Vignelongue.
Nous l'avions recopié sur une feuille, puis nous avions décoré cette feuille. 
Celles d'entre-nous qui n'avaient pas qu'une soeur avaient demandé si elles pouvaient transformer le premier vers :
"—Non, il faut respecter le texte de l'auteur, mais vous pouvez ajouter une strophe…"
À cette époque je vivais chez mes grands-parents paternels, j'étais heureuse bien sûr, mais  je ne garde pas un très bon souvenir de toutes ces fêtes. Cette impression qui jamais ne m'a quittée depuis d'être "à part".