Introduction

La lecture est un de mes loisirs préféré, et afin de le partager, d' abord avec ma fille, puis pourquoi pas avec vous, j' ai crée "Les lectures de Joëlle".
Mais j' aime aussi aller au cinéma (trop peu à mon goût), au théâtre (si rare!).
J'aime faire avec mon mari de grandes promenades dans la nature mais aussi visiter les villes.
Découvrir les musées, et au rythme de nos pas les rues, les façades des maisons et leur histoire, l' histoire des gens qui y vécurent et parfois y vivent encore.
Et comme j' aime aussi écrire... Je viendrai ici partager mes émotions, mes "échappées" du quotidien avec vous.

mardi 20 juin 2023

Cluny "L'abbaye"


Nous avons fait un petit tour en Bourgogne, traversé de jolis villages.
Nous avons revu Genouilly, où il y a de nombreuses années nous étions 
restés le temps que naisse notre fille (Maternité de Saint Vallier).

"C'est une bien belle région que celle où tu vis le jour Laurence!" 
C'est le message que j'ai envoyé à Laurence pendant notre petit périple en Saône-et-Loire. 

Alphonse de Lamartine (1790-1869) aimait séjourner à 
L'hôtel de Bourgogne lors de ses passages à Cluny. 
Nous y avons passé une nuit.


Le but de notre séjour était la visite de Cluny, et surtout de sa célèbre l'abbaye .


Il ne reste aujourd'hui  que 8% de l'édifice d'origine.



L'abbaye de Cluny peut se décliner en trois phases .

Cluny 1
C'est en 910 que Guillaume le Pieux décide de fonder, sur les terres de Cluny, une abbaye dédiée à Pierre et Paul. C'est la règle de saint Benoît qui sera appliquée et les moines seront dirigés par Bernon, premier abbé. Devenue prospère, l'abbaye use de son influence pendant les X, XI et XII ème siècles.
Au XIIème siècle les difficultés financières , la construction d'une abbatiale, 
une famine et les pauvres augmentent les dépenses.

Cluny 2
L'abbaye s'agrandit, des chapelles, transepts et autres constructions sont érigés.

Cluny 3
Le succès de Cluny est tel, qu'encore il s'agrandît. Transepts, clochers, salles impressionnantes.
L'art roman dans toute sa splendeur.
Une nef dont la voute s'élève à 33 mètres de haut! 

La révolution et la confiscation des biens du clergé. 
L'abbaye est divisée en plusieurs lots et la grande abbatiale est vendue en 1798. 
Elle servira de carrière de pierres, 
subira de violentes destructions comme le dynamitage du grand portail en mai 1810. 
Ce n'est qu'en 1823 que la démolition cessera.

Cette visite nous a enchanté. Les explications de notre guide, 
une jeune femme archéologue, étaient claires et passionnantes.

Une école et un campus occupent certains locaux. 




Ici, en septembre 2017 est découvert, lors de fouilles, un exceptionnel trésor :


"Plus de 2 200 deniers et oboles en argent, 
21 dinars d'or almoravides appelés marabotins, 
un anneau sigillaire et d'autres éléments en or."



Dans les années 1860, à l'initiative du ministre de l'Instruction publique Victor Duruy, 
Cluny est dotée d'une école normale spéciale, 
qui s'installe dans les édifices de l'ancienne abbaye 
et dont la première rentrée a lieu le 1er novembre 1866.
Aujourd'hui, les étudiants, les professeurs 
et les visiteurs cohabitent sans problèmes.





Il s'agit bien sûr de style roman.




Le plafond de charpente "coque de bateau"
cintrée cinquante ans avant l'assemblage! 


le choix du marronnier pour le "farinier"
Rien n'est laissé au hasard! 

Les voutes sont impressionnantes 


Les maquettes évoluent en fonction de l'époque .


à suivre

samedi 17 juin 2023

Le processus de paix

Un film de Ilan Klipper

Synopsis

Quand on s’aime mais qu’on ne se supporte plus, qu’est-ce qu’on fait ?
Marie et Simon sont profondément amoureux, malgré les disputes constantes dans leur vie de couple. Pour ne pas se séparer, ils se lancent dans une aventure un peu folle : établir une liste de règles qu’ils devront suivre coûte que coûte. Ils l’appellent la charte Universelle des droits du couple.

J’ai vu dans ce film le désir de préserver le couple. Essayer de trouver des compromis alors qu’on ne voit plus que les défauts de l’autre. La vie quotidienne, l’éducation des enfants, le travail… rien n’est simple. La vie à deux n’est jamais facile et si par-dessus on ajoute deux enfants c’est encore plus compliqué. On peut très vite se trouver submerger. Ne jamais oublier qu’on s’aime, et surtout pourquoi un jour on a décidé de vivre ensemble.

C’est une gentille comédie, de bons acteurs, pour un agréable moment de détente.


Distribution :
Camille Chamoux : Marie — Damien Bonnard : Simon
Ariane Ascaride : Michele
Jeanne Balibare : Nadia  — Sabrina Seyvecou : Esther — Sofian Khammes : Jérôme
Quentin Dolmaire : Nathan  — Laurent Poitrenaux: Bruno — Aïssa :Léonie Simaga
Lou : Lua Michel — Saul : Saul Meira Michel — Boris: Jean-Paul Bezzina
Michael : Frank Williams (I) — Jackson : Cyril Gueï — Raphaël : Mathieu Bisson 

dimanche 11 juin 2023

Des mains en or

Un film d' Isabelle Mergault

Synopsis

François, futur académicien, est un écrivain célèbre. Avec une épouse chirurgienne, un cercle d’amis de haut rang, sa vie serait un bonheur parfait s’il ne souffrait d’un terrible mal de dos qui empoisonne son existence. Lorsque François, par le plus grand des hasards, rencontre l’incroyable Martha aux mains guérisseuses, ses douleurs de dos vont s’atténuer. Il va devenir dépendant des mains de Martha qui l’apaisent davantage que n’importe quel antidouleur. Entre ces deux personnages se tisse une amitié étonnante, avec l'occasion pour eux d'enfin saisir le meilleur que la vie peut leur offrir.

Mon mari a beaucoup aimé ce film. Il a ri, s’est amusé des quiproquos. Réunir une Balasko pleine de gouaille, aimée de tous, chantant dans un troquet pour cinquante euros la soirée, se servant de ses mains, utilisant son don merveilleux de guérisseuse pour soulager et un Wilson futur académicien est sans aucun doute une excellente idée.
Deux mondes parallèles qui ne se côtoient que rarement.
J’ai moi aussi parfois ri… mais j’ai trouvé les personnages trop caricaturaux. Excessifs dans l’ignorance comme dans le snobisme. C’est sans doute voulu.

Une mention particulière à Sylvie Testud, que j’ai trouvé excellente et ravissante.

Distribution :
Lambert Wilson : François  — Josiane Balasko : Martha — Sylvie Testud : Rose
Béatrice Facquer : Denise — Jean-Louis Barcelona: Gildas — Nicolas Briançon : Antoine
Teresa Ovídio : Maria — Marie Petiot : Blandine — Norbert Ferrer : Bertrand
Laurence Yayel : Jacqueline — Yann Papin : Jo — Philippe Vieux :Michel

samedi 27 mai 2023

L'amour et les forêts

Un film de Valérie Donzelli

Synopsis

Quand Blanche croise le chemin de Gregoire, elle pense rencontrer celui qu’elle cherche. Les liens qui les unissent se tissent rapidement et leur histoire se construit dans l’emportement. Le couple déménage, Blanche s’éloigne de sa famille, de sa sœur jumelle, s’ouvre à une nouvelle vie. Mais fil après fil, elle se retrouve sous l’emprise d’un homme possessif et dangereux.

Adaptation du roman " L'amour et les forêts" d' Eric Reinhardt.

Comme toutes les histoires d’amour, ce film commence par la passion. Ils s’aiment et ensemble ils s’installent loin, très loin, trop loin de Caen, la ville où vivent la sœur jumelle (Rose) et la maman de Blanche.
J’ai aimé voir la transformation de Grégoire, d’amant heureux et aimant en homme possessif, jaloux et dominant.
Sans même s’en rendre compte, Blanche devient de plus en plus transparente. La peur la transforme à son insu.
D’enseignante épanouie, elle devient une femme dominée et asservie… Il lui faudra bien plus qu’une rencontre pour trouver le courage de réagir.
J’ai trouvé ce film utile, parce qu’il permet de comprendre l’emprise. Il n’y a pas de coup, mais la violence est bien réelle.
Un très bon film, des acteurs justes, une belle réalisation.

Distribution :
Virginie Efira : Blanche (et Rose) — Melvil Poupaud : Greg
Dominique Reymond : L’avocate — Romane Bohringer : Delphine
Virginie Ledoyen : Candice — Marie Rivière : Mère de Blanche 
Guang Huo : Tony (le petit ami de Rose) — Laurence Côte : Catherine — David : Bertrand Belin
Zoé Lenoir, Arthur Thunin


samedi 29 avril 2023

Chien de la casse

Un film de Jean-Baptiste Durand

Synopsis

Dog et Mirales sont amis d’enfance. Ils vivent dans un petit village du sud de la France et passent la majeure partie de leurs journées à traîner dans les rues. Pour tuer le temps, Mirales a pris l’habitude de taquiner Dog plus que de raison. Leur amitié va être mise à mal par l'arrivée au village d'une jeune fille, Elsa, avec qui Dog va vivre une histoire d'amour. Rongé par la jalousie, Mirales va devoir se défaire de son passé pour pouvoir grandir, et trouver sa place.

C’est sous le soleil écrasant du sud-est de la France que le réalisateur a choisi de faire vivre ses personnages. Le Pouget, où des adolescents, pour ne pas dire de jeunes adultes, se retrouvent sur la place du village, à fumer, sans doute refaire le monde et aussi partager leurs projets d’avenir.

Dog, c’est le taciturne. On le pense volontiers soumis à Mirales, le volubile. Une amitié que j’aurai qualifié d’amoureuse, jusqu’à l’arrivée d’Elsa. 
Contre toute attente, c’est Dog qu’elle préfère…
Et puis il y a Malabar, ce superbe chien que Mirales adore.

C’est un film que j’ai beaucoup aimé. Chaque personnage secondaire apporte une touche de sensibilité, de tendresse, comme dans un tableau où rien n’est laissé au hasard.

Distribution: 
Anthony Bajon : Dog
Raphaël Quenard : Mirales
Galatea Bellugi : Elsa
Dominique Reymond : Christiane — Bernard Blancan : Bernard — Nathan Le Graciet : Paco
Mathieu Amilien : Enzo — Kader Bouallaga : Ali — Mike Reilles : Dimitri
Marysole Fertard : Sonia — Mélanie Martinez : Charlotte — Evelina Pitti : Madame Dufour

Sans doute n’aurai-je pas rencontré Jean-Baptiste Durand, ni vu ce film si ma fille ne m’avait pas téléphoné pour me dire : « Tu as vu quotidien? Avec Bajon et Quenard ? Quenard c'est le piroxidé, Bajon c'est l'autre. Quand j’ai débuté dans l'enseignement, dans ma première classe, en CE1,il y avait le tout jeune Anthony Bajon,  tu sais, dans la même classe que Léana » 
Du coup, j'ai eu envie d'aller voir ce film, nous sommes allés au Sémaphore à Nîmes. 
Je sais depuis la jolie carrière de ce jeune homme.

vendredi 21 avril 2023

Les trois mousquetaires : D' Artagnan


 
Un film de Martin Bourboulon


Synopsis

Du Louvre au Palais de Buckingham, des bas-fonds de Paris au siège de La Rochelle… Dans un Royaume divisé par les guerres de religion et menacé d’invasion par l’Angleterre, une poignée d’hommes et de femmes vont croiser leurs épées et lier leur destin à celui de la France.

Je me suis régalée, sans doute parce que j’ai retrouvé avec cet opus mon âme d’enfant.
Cette œuvre qui m’émerveillait adolescente, ce Dumas que j’aimais pour le rêve et les chevauchées, les duels et les intrigues, les beaux gosses et belles dames. 
Les acteurs sont magnifiques et François Civil est excellent dans le rôle de D’Artagnan.

Un peu déçue par la réaction de mon mari, qui m’a juste dit : « Je connaissais la fin » ! 

Distribution :

François Civil : D'Artagnan — Vincent Cassel : Athos
Romain Duris : Aramis — Pio Marmaï : Porthos
Eva Green : Milady — Louis Garrel : Louis XIII
Vicky Krieps : La Reine Anne d’Autriche — Lyna Khoudri : Constance Bonacieux
Jacob Fortune-Lloyd : Le Duc de Buckingham — Le Cardinal de Richelieu : Éric Ruf
Le Capitaine de Tréville : Marc Barbé

Un peu de D'Artagnan

Charles de Batz de Castelmore, dit d'Artagnan est un homme de guerre français né entre 1611 et 1615 au château de Castelmore, près de Lupiac, en Gascogne (dans le département actuel du Gers) et mort à Maastricht ou à Mouland durant le siège de Maastricht le 25 juin 1673, pendant la guerre de Hollande.

Portrait de d'Artagnan (supposé)
en frontispice de la deuxième édition des 
Mémoires de Monsieur d'Artagnan de 
Gatien de Courtilz de Sandras.


Lorsque le jeune Charles de Batz quitte Castelmore pour Paris, vers 1630, il décide, comme deux de ses frères qui s'engagent dans le métier des armes, d'utiliser le nom de la terre d'Artagnan, qui était une seigneurie de Bigorre (ancien comté rattaché au domaine royal), possédée par la maison de Montesquiou et qui donna son nom à une branche de cette maison.
Mes origines font que j’ai toujours éprouvé une réelle tendresse pour ce gascon bigourdan !

dimanche 16 avril 2023

Je verrai toujours vos visages

Un film de Jeanne Herry

Synopsis 

Depuis 2014, en France, la Justice Restaurative propose à des personnes victimes et auteurs d’infraction de dialoguer dans des dispositifs sécurisés, encadrés par des professionnels et des bénévoles

Nassim, Issa, et Thomas, condamnés pour vols avec violence, Grégoire, Nawelle et Sabine, victimes de homejacking, de braquages et de vol à l'arraché, mais aussi Chloé, victime de viols incestueux, s’engagent tous dans des mesures de Justice Restaurative.

Sur leur parcours, il y a de la colère et de l’espoir, des silences et des mots, des alliances et des déchirements, des prises de conscience et de la confiance retrouvée… Et au bout du chemin, parfois, la réparation…


J’ai avec ce film découvert la « Justice Restaurative ».
Quelle belle idée que de faire se rencontrer des victimes et des agresseurs. Quelques règles simples, comme demander la parole, ne pas couper celui qui parle… et chacun tour à tour va pouvoir exprimer son mal-être pour les victimes, ou expliquer sa violence pour les agresseurs.
S’exprimer pour essayer de comprendre l’autre.
Jeanne Herry utilise magnifiquement ses acteurs.
Un beau casting. Un très beau film agréable à voir, enrichissant. Du beau cinéma. 

Distribution   

Adèle Exarchopoulos : Chloé Delarme —  Dali Benssalah : Nassim
Leila Bekhti : Nawelle —  Élodie Bouchez : Judith
Suliane Brahim : Fanny —  Gilles Lellouche : Grégoire
Miou-Miou : Sabine —  Jean-Pierre Darroussin : Michel
Fred Testot : Thomas —  Birane Ba : Issa

Denis Podalydès, Anne Benoît, Nema Mercier, Roxane Barazzuol, Pascal Sangla, Sébastien Houbani, 
Catherine Arditi, Claire de la Rüe du Can, Max Libert, Patricia Jeudy, Valérie Enquin.